Novembre 2026, cela fait maintenant six semaines que le mouvement lycéen se fait entendre pour obtenir des conditions d’études décentes. Et l’université publique alors ? Oubliée de l’actualité, elle aussi est en souffrance. Et ça ne date pas d’hier. Retour sur le sujet avec des photos d’archives inédites.
Chère lectrice, cher lecteur, commençons par une petite parenthèse personnelle, veux-tu ? A la fin de la décennie précédente, j’ai tenté une reconversion dans le photojournalisme. Cuisant échec. Néanmoins j’avais commencé quelques reportages inachevés. Dont le présent, avec des clichés datant de fin 2019 – début 2020. Si les photos sont, je l’espère, périmées, le sujet lui ne l’est pas. Voir ici, là, ou encore par là.
Poursuivons par une deuxième anecdote personnelle. Il y a de ça un quart de siècle environ, j’étais étudiant à l’Université Paul Sabatier Toulouse III. Il y a bien des choses qui ont surpris l’étudiant en première année qui quittait alors le domicile familial. L’une d’elle était la tronche des préfabriqués qui nous servaient de salles de travaux dirigés le lundi après-midi, à l’est du campus. Disons poliment que leur fraicheur était déjà tout aussi relative que la mienne aujourd’hui.
Avance rapide en 2019. Une étudiante du campus m’informe alors que ces locaux sont encore bien là. QUOIENT ?
Toulouse
Voici donc le début de ma déambulation universitaire. Je me suis attaché à prendre en photo exclusivement des lieux effectivement utilisés par les étudiant·e·s, témoignages et marques récentes d’utilisation à l’appui. La seule exception est l’intérieur du préfabriqué à la fenêtre cassée. Si lui et ses horribles congénères ont enfin été démantelés entre 2024 et 2025, le reste est toujours là.
Direction l’Université Toulouse Capitole où j’ai eu l’honneur d’obtenir quelques diplômes – « plômes ». La belle fac du centre va être nickel, non ? Non.
Versailles
Et comme il ne fallait pas taper que sur Toulouse, j’ai aussi eu la chance de suivre une visite guidée de l’UFR des Sciences de l’Université de Versailles – Saint-Quentin-en-Yvelines ; UVSQ de son petit nom. Tu penses qu’à Versailles on sait faire de la belle ouvrage ? Tu parles.
Si je puis me permettre : jeunes, révoltez-vous.
Merci à E. et G. pour les visites guidées.

Ah oui, à mon époque 1970/74 le Mirail c’était neuf !